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Entrevue avec la Dre Shannon Dales, DC

Author: CCA Staff Team Date: Oct 30, 2019 Blogue
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Une image de la Dre Shannon Dales

La Dre Shannon Dales, chiropraticienne à Toronto, nous parle de son parcours vers la chiropratique et de l’importance de l’activité physique dans la vie de tous les jours

Depuis plus de 25 ans, la Dre Shannon Dales exerce la chiropratique à Toronto. Diplômée de l’Université de Toronto et du Canadian Memorial Chiropractic College, elle dirige une clinique interdisciplinaire qui regroupe la chiropratique, la physiothérapie, la massothérapie, la naturopathie et l’acupuncture. En plus de traiter des patients au centre-ville, elle fait partie de l’équipe canadienne de bateau-dragon, avec qui elle fait des compétitions depuis huit ans. Nous nous sommes entretenus avec la Dre Dales sur son parcours vers la chiropratique et sur les bateaux-dragons – ainsi que sur la convergence de ses deux passions.


1. Pourquoi vouliez-vous devenir chiropraticienne il y a 25 ans?

Mon oncle est chiropraticien, ce qui fait que j’ai vu les avantages de la chiropratique toute ma vie. Ma famille et moi-même étions de grands partisans de cette discipline et en avons connu tous les avantages. Quand est venu le temps de choisir une profession, cela m’a semblé un choix tout naturel – surtout avec mon mode de vie actif!

2. La profession est-elle comme vous vous l’imaginiez?

C’est encore mieux que je pensais et cela ne fait que s’améliorer! Depuis le début, j’ai constaté le taux de satisfaction élevé des patients et j’adore le fait que les journées soient toutes différentes. Comme chiropraticienne, j’apprends à bien connaître mes patients et leur famille. Tous les jours, quand je me rends au travail, je pense « c’est pour cela que j’ai choisi ce métier! ». C’est une profession vraiment formidable.

3. Quel est votre plus grand défi dans votre travail comme chiropraticienne?

Pour moi, me tenir au courant de la recherche actuelle est difficile du point de vue de la gestion du temps. Il y a tellement de résultats de recherche qui sortent tous les jours, mais je me fais un point d’honneur de suivre les nouvelles modalités et méthodologies afin de pouvoir aider mes clients à se sentir bien et à bouger sans difficulté.

Pour ce qui est de la gestion des patients, le défi est d’essayer de les pousser à être actifs, à faire de l’exercice et à comprendre que le mouvement est intrinsèquement important pour leur rétablissement. Les soins chiropratiques ne sont pas passifs, mais actifs. L’exercice fait partie du traitement. Cela dit, les gens commencent vraiment à le comprendre.

Je pense que ce qui fait peur à beaucoup de gens, c’est l’idée qu’ils n’ont pas le temps de faire de l’exercice. Comme chiropraticienne, mon travail consiste à modifier leur gestion du temps, afin qu’ils comprennent qu’une marche rapide de 20 minutes peut être aussi bénéfique qu’un entraînement de deux heures au gymnase. Il s’agit de bouger davantage et d’utiliser l’exercice comme traitement médical.

4. Durant vos 25 ans de pratique, quel a été le moment le plus gratifiant?

C’est toujours gratifiant quand des clients m’envoient des membres de leur famille, parce que c’est vraiment un honneur. On ne laisse pas n’importe qui travailler avec ses proches, donc c’est vraiment satisfaisant.

Un moment amusant pour moi a été la fois où ma fille et sa classe m’ont invitée à faire une présentation sur l’anatomie et que ma fille n’a pas eu honte de moi! J’ai adoré parler aux jeunes des soins chiropratiques.

5. Quels types de problèmes traitez-vous dans votre pratique?

Je travaille au centre-ville de Toronto, donc je traite beaucoup de maux chez les personnes qui travaillent dans les bureaux. Tous ces gens restent assis pendant de longues heures, ce qui leur cause des douleurs chroniques au bas du dos. Comme je suis active moi-même, je traite aussi de nombreuses blessures dues au sport, ainsi que des troubles prénatals et postnatals, des problèmes aigus et chroniques, la sténose lombaire et l’arthrose. Je traite un peu tout, en fait!

6. Quel est l’avantage de travailler avec d’autres fournisseurs de soins?

Je travaille dans un environnement multidisciplinaire depuis 21 ans et cela a toujours été à l’avantage des patients. Un outil ne répare pas tout, on a besoin de toute la boîte à outils. En outre, si nous traitons conjointement un patient, je peux me concentrer sur des ajustements manuels ou l’acupuncture, tandis que le massothérapeute peut traiter les tissus mous. Cela maximise l’efficacité de nos spécialités. Les patients adorent cette approche et nous pouvons travailler selon leurs préférences personnelles pour progresser.

7. Si quelqu’un n’a jamais consulté de chiropraticien auparavant, qu’aimeriez-vous qu’il sache au sujet des soins chiropratiques?

Je pense que les gens hésitent parce qu’ils ont peur. Notre profession a été dépeinte de façon un peu exagérée dans les films, mais il n’y a rien à craindre en réalité. Le patient contrôle tout ce que nous faisons. Il doit consentir à tout ce que nous faisons et si quelque chose ne lui plaît pas, nous ne le faisons pas! Les gens croient aussi que si on consulte un chiropraticien une fois, on doit y retourner tout le temps. Ce n’est pas du tout le cas. C’est important pour moi d’éduquer mes patients sur ce que nous faisons et ne faisons pas. Les gens reviennent parce qu’ils ressentent les avantages du traitement et non parce que je leur dis de le faire. C’est le patient qui décide s’il revient ou non.

8. Une grande partie des soins chiropratiques consiste à bouger plus et à être actif. Vous avez donné l’exemple en prenant part récemment aux compétitions mondiales de bateau-dragon en Thaïlande et vous avez gagné cinq médailles d’or! Pouvez-vous me parler un peu de cette expérience?

Au début de ma carrière, une de mes clientes m’a fait connaître les bateaux-dragons; à l’époque, je n’avais aucune idée de quoi il s’agissait. Elle m’a invitée à l’essayer avec elle afin que je puisse comprendre les efforts physiques qu’elle devait faire. À partir de là, j’ai eu la piqûre! Cela fait maintenant 25 ans que je pratique ce sport.

National Canadian dragon boat team

Pour faire du bateau-dragon, il faut de la force, de la puissance, de l’efficacité et un bon esprit d’équipe. Il faut relever de nombreux défis mentaux et physiques, mais c’est très amusant. Quand j’ai commencé, je m’exerçais une fois ou deux par semaine et cela a été un très bon moyen de rencontrer des gens et d’ajouter une corde à mon arc.

Maintenant que je fais de la compétition au niveau national, je fais de la musculation quand je ne pagaie pas. Au printemps, mon équipe se rend dans des régions plus chaudes, comme à Tampa, en Floride, et à Myrtle Beach, en Caroline du Sud. Nous passons une semaine sur l’eau ensemble et nous nous exerçons le plus possible pour nous préparer à la prochaine saison. Ce sont des vacances très agréables. Nous sommes à l’extérieur, nous prenons le soleil. C’est une bonne façon de faire une pause, de rester en forme et de recevoir de la vitamine D en même temps.

Ce sport m’a donné l’occasion de voyager autour du monde. Nous sommes allés en Thaïlande cette année. Il y a deux ans, je suis allée en Chine avec l’équipe nationale. Avant cela, je suis allée à Hong Kong, à Taïwan, à Macao… j’ai même rencontré mon mari en faisant du bateau-dragon!

9. Pourquoi l’activité physique est-elle aussi importante?

L’activité physique est formidable pour l’esprit, le corps et l’âme. Chacun de ces éléments est important pour la santé. Selon les statistiques, les personnes dont le corps est plus solide et plus sain vivent plus longtemps et ont une meilleure qualité de vie. Un peu d’exercice par-ci, par-là, cela s’accumule. Il faut faire de l’exercice dès qu’on en a l’occasion.


Conseil n° 1 : Comme patient, vous contrôlez tout ce qui se passe pendant un traitement chiropratique. Vous devez consentir à tout ce que fait le chiropraticien et si vous n’êtes pas à l’aise, le chiropraticien ne fait pas la manipulation. Les gens retournent voir leur chiropraticien parce qu’ils ressentent les avantages, pas parce qu’ils y sont obligés. C’est vous qui décidez quand y aller ou non.

Conseil n° 2 : Vous n’avez pas besoin de faire de l’exercice pendant des heures pour en ressentir les avantages. Une marche rapide de 20 minutes peut être aussi utile qu’un entraînement de deux heures au gymnase. Il s’agit de bouger davantage et d’utiliser l’exercice comme traitement médical.

Conseil n° 3 : Le travail interprofessionnel avec d’autres fournisseurs de soins de santé peut se traduire par de meilleurs résultats pour les patients. Un outil ne répare pas tout, on a besoin de toute la boîte à outils.

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