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Cinq conseils pour réduire l’inflammation chronique

Auteur: CCA Staff Team Date: Mar 18, 2015 Blogue
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iStock_000011505993MediumLe corps humain est fascinant. Il transforme les aliments en énergie et le soleil en vitamines. Et s’il fonctionne comme il faut, il est même en mesure de se soigner lui-même. Lorsque vous vous blessez, un processus de protection s’enclenche : les vaisseaux sanguins se dilatent pour favoriser l’afflux de sang vers la zone lésée. Il peut alors se produire une perte de mobilité, une sensation de chaleur, des douleurs et une enflure, ce qui est normal. L’inflammation aiguë est la réponse naturelle du corps à une menace. Les globules blancs du sang entrent en jeu, puis sont remplacés par un composé anti-inflammatoire qui amorce le processus de guérison. Les maux de gorge, les insolations et les sinusites sont des exemples courants d’un processus normal d’inflammation aiguë.

Inflammation chronique

Il arrive cependant que, sous l’impulsion d’un stimulus négatif, l’« interrupteur » reste ouvert et garde en activité les molécules inflammatoires. C’est ce que l’on appelle l’inflammation chronique. Le phénomène peut durer des jours, des mois, voire des années sans signes visibles. L’inflammation chronique peut être provoquée par une infection virale ou microbienne, ou encore par des dommages aux tissus du corps, en remplaçant des cellules saines par des tissus fibreux. L’inflammation chronique est une anomalie non bénéfique au corps : elle signale une défaillance dans l’élimination du déclencheur initial de l’inflammation aiguë. Si votre médecin soupçonne une inflammation chronique, il ou elle peut demander une analyse des biomarqueurs de l’inflammation, notamment le nombre de globules blancs dans le sang ou le niveau d’albumine.

Inflammation et troubles musculosquelettiques

L’inflammation chronique peut provoquer ou compliquer plusieurs maladies ou affections, dont l’asthme, la maladie de Crohn et l’arthrite. Certaines cellules du corps, notamment les neurones, les cellules cardiaques et les cellules des muscles squelettiques sont particulièrement vulnérables aux effets de l’inflammation. Ainsi, certains troubles musculosquelettiques inflammatoires systémiques comme la polyarthrite rhumatoïde et la spondylarthrite ankylosante peuvent rendre les patients vulnérables aux douleurs chroniques et même aux signes d’inflammation.

Dans certains cas, des problèmes biomécaniques, des traumas ou des blessures non traités peuvent entraîner une inflammation et des douleurs chroniques. Une blessure au genou, par exemple, peut augmenter la charge imposée à l’articulation et influer sur la démarche. Avec le temps, le genou sera de plus en plus vulnérable aux blessures et à l’inflammation. Non traité, le problème risque de devenir chronique ou récurrent.

Conseils pour réduire l’inflammation chronique

1. Alimentation

Évitez les aliments riches en gras saturé et en gras trans, de même que les aliments qui présentent un indice de glycémie élevé. Il semble que l’alimentation méditerranéenne, composée en bonne partie d’huile d’olive, de fruits et légumes, de noix, de légumineuses et de grains entiers, agirait comme anti-inflammatoire naturel. Une saine alimentation contribue également à maintenir un poids santé. Par ailleurs, il est conseillé d’éviter ou de limiter entre autres l’alcool, le tabac, le sucre et les glucides raffinés.1

2. Exercice

La pratique régulière d’exercice aide à préserver la mobilité du corps, la lubrification des articulations, le tonus musculaire et un niveau élevé d’énergie. Les personnes qui font régulièrement de l’exercice guérissent plus rapidement de leurs blessures et courent moins de risques de développer une inflammation chronique.

3. Repos

Plusieurs études ont démontré que le manque de sommeil peut avoir des effets et même accroître l’inflammation. En effet, une étude menée en 2006 a conclu que la perte de sommeil modifie le processus moléculaire qui stimule l’activation cellulaire immunitaire et favorise la sécrétion des cytokines inflammatoires2, ce qui peut contribuer à augmenter la douleur.3

4. Consommation d’eau

L’eau est un élément essentiel au maintien des fonctions du corps. En fait, outre la fonction fondamentale d’hydrater, la consommation d’eau comporte de nombreux bienfaits. L’eau aide à conserver une énergie optimale tout au long de la journée en nourrissant vos cellules, en maintenant bien hydratés les disques vertébraux et même en contribuant à moduler l’apport en calories. Il semble que la consommation d’eau aide aussi à réduire l’inflammation chronique en diminuant l’acidose et en maintenant l’équilibre du PH du corps.

5. Tabagisme

Nous avons déjà abordé la question des effets négatifs du tabagisme sur le système musculosquelettique, et tout le monde sait que les minéraux toxiques contenus dans la fumée de cigarette entraînent le décès prématuré. Fumer déclenche une réponse immunologique et peut accroître le niveau des marqueurs inflammatoires.

Avez-vous une blessure ancienne qui vous fait souffrir de temps à autre ou d’autres inquiétudes au sujet de l’inflammation chronique ? Pour avoir des réponses à vos questions, trouvez un chiropraticien !


1. Leo Galland, MD. Diet and Inflammation. Nutr Clin Pract December 2010 vol. 25no. 6.
2. Irwin MR, Wang M, Campomayor CO, Collado-Hidalgo A, Cole S. Sleep deprivation and activation of morning levels of cellular and genomic markers of inflammation. Arch Intern Med. 2006 Sep 18;166(16):1756-62.
3. Jun-Ming Zhang, MSc, MD1 and Jianxiong An, MSc, MD. Cytokines, Inflammation and Pain. Int Anesthesiol Clin. 2007 Spring; 45(2): 27–37.
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