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Collaboration entre professionnels de la santé : MD et DC travaillant côte à côte

Author: CCA Staff Team Date: Nov 26, 2014 Blogue, Lombalgie
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Healthcare Workers Having a MeetingLes soins de santé ont beaucoup évolué, d’un modèle essentiellement fondé sur la pratique solo à un modèle axé sur la collaboration et les soins en équipe. Des études tendent à démontrer que la collaboration interprofessionnelle en soins primaires peut grandement contribuer à l’amélioration de l’état de santé, à la satisfaction des patients et des praticiens, ainsi qu’à une baisse générale des coûts.

En cette ère d’information et d’avancées technologiques, la plupart des établissements de soins de santé devraient idéalement permettre des communications aisées entre les praticiens traitants et les patients. En fait, le dossier de santé informatisé (DSI) peut se révéler un outil de communication efficace en assurant à tous les prestataires de soins de santé un accès instantané au dossier des patients et à toute information connexe. Certains établissements de santé, notamment la St. Michael’s Academic Family Health Clinic (MAFHC), ont mis en place un vaste système de DSI. Les dossiers patients informatisés sont conservés dans une base de données spéciale protégée, intégrée au réseau de l’hôpital, de sorte que tout praticien affilié au St. Michael’s Hospital, de l’urgence ou d’une clinique externe spécialisée, a accès à cette information cruciale qui lui permettra de prendre des décisions éclairées.

Par ailleurs, le partage de locaux communs par les professionnels de la santé favorise une meilleure collaboration fondée sur les « consultations de corridor ». Durant la journée, il n’est pas rare que des praticiens discutent de manière informelle de patients communs. Ils peuvent ainsi échanger des idées, faire part de leurs préoccupations ou enjeux, et s’assurer que le patient bénéficie des meilleurs choix de traitement.

Le Dr Igor Steiman, clinicien à la clinique de santé familiale de l’hôpital universitaire St. Michael’s (MAFHC), raconte qu’il se fait souvent demander par un chirurgien de « monter » pour aider à évaluer le bien-fondé d’une intervention chirurgicale sur un patient qui souffre de problèmes musculosquelettiques (MS). L’intégration d’un programme chiropratique au St. Michael’s Hospital facilite ce genre de collaboration.

Toutefois, lorsque le médecin de famille et le chiropraticien d’un patient travaillent dans des établissements indépendants, les communications et les consultations sont plus difficiles. Le modèle traditionnel de pratique solo tend cependant à évoluer vers un modèle d’équipe où médecins de famille et chiropraticiens, notamment, peuvent collaborer, dans le meilleur intérêt des patients.

En fait, de nombreux médecins canadiens reconnaissent les avantages de la chiropratique dans le cadre de soins collaboratifs pour le traitement des problèmes MS comme la lombalgie. Par ailleurs, comme de plus en plus de patients vieillissants souffrent de douleurs lombaires, les services chiropratiques peuvent réduire la charge qu’imposent les troubles MS aux médecins de première ligne.

Par exemple, un programme pilote mené en 2011 par l’Association chiropratique de l’Ontario (ACO) en collaboration avec le ministère de la Santé et des Soins de longue durée a démontré le bien-fondé de recourir à l’expertise-conseil de chiropraticiens dans des cas de lombalgie aiguë, récurrente ou chronique. Intitulé « Consulting Chiropractor Role in Primary Care for Low Back Pain »1, le programme prévoyait un examen de 30 minutes des patients souffrant de lombalgie dans le cabinet de leur médecin de première ligne. Le chiropraticien faisait ensuite part de son avis au médecin traitant et sur le traitement à privilégier.

Les résultats de ce programme pilote ont été positifs, aussi bien pour les praticiens que pour les patients souffrant de lombalgie.

Professionnels de première ligne :

  • Confiance accrue dans l’évaluation et le traitement des cas de la lombalgie
  • Meilleure orientation en matière d’imagerie
  • Sensibilisation accrue à l’importance de l’exercice dans le traitement de la lombalgie
  • Habileté grandement accrue à cibler le bon traitement
  • Meilleure connaissance des ressources locales à la disposition des professionnels et des patients

Chiropraticiens :

  • Meilleure compréhension du recours à la médication contre la lombalgie

Patients souffrant de lombalgie :

  • Niveau de satisfaction très élevé à l’égard du traitement

Blog-2-5-FRLe programme s’appuyait sur des facteurs de succès éprouvés en matière de collaboration interprofessionnelle, notamment le partage de locaux, la reconnaissance des compétences, chaque professionnel travaillant dans son champ de pratique, ainsi qu’un contexte propice à la communication suivie et au transfert de connaissances.

Il faut savoir que la collaboration interprofessionnelle ne se résume pas à la collaboration entre chiropraticiens et médecins. Une nouvelle initiative mise en place à la French River Nurse Practitioner-Led Clinic, une clinique ontarienne dirigée par des infirmières praticiennes, fait état d’une solide collaboration entre un chiropraticien nouvellement embauché et les autres membres de l’équipe pour le traitement des patients qui souffrent de troubles MS.

Quelle influence cette collaboration entre professionnels de la santé a-t-elle sur les patients ? L’illustration suit le parcours santé d’un patient dans le cadre d’une collaboration entre professionnels de la santé. Il s’agit d’une histoire de cas réelle2 publiée dans le Journal de l’Association chiropratique canadienne (JACC) ; seuls le nom du patient et quelques détails ont été modifiés.


1. Rogers, J. Consulting Chiropractor Role in Primary Care Demonstration Project, Executive Summary, Centre for Effective Practice April 30, 2012.
 2. Riva J, Muller G, Hornich A, Mior, Gupta A, Burnie S. Chiropractors and collaborative care: An overview illustrated with a case report. J Can Chiropr Assoc. Sep 2010; 54(3): 147–154.
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