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Les femmes en chiropratique : une force montante

Author: CCA Staff Team Date: Mar 6, 2020 Blogue
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Les femmes en chiropratique

Voici un aperçu du numéro du printemps 2020 de BACK Matters, réservé exclusivement aux membres de l’ACC.

Les femmes sont plus nombreuses que jamais à étudier et à pratiquer la chiropratique au Canada. En plus de leur pratique florissante, elles mènent des projets de recherche essentiels et occupent des postes de direction.

Si la discrimination et les stéréotypes demeurent des obstacles, les chiropraticiennes de partout au Canada parviennent à les surmonter et à trouver un équilibre dans leur vie très occupée. Nous avons parlé à cinq chiropraticiennes de leur parcours de vie et de la manière dont elles arrivent à tout faire.

Dre Patricia Tavares, Toronto, Ontario

Patricia Tavares avait tout ce qu’elle voulait : un cabinet en plein essor, un mari aimant et trois jeunes enfants. Puis, après trois opérations pour ses doigts à ressort, un problème au canal carpien et une ténosynovite, elle a été forcée de vendre sa clinique, sous peine de s’abîmer les mains.

Elle a ainsi changé de voie pour se consacrer au service communautaire, à la recherche en chiropratique et à l’enseignement. En tant que professeure adjointe au Canadian Memorial Chiropractic College de Toronto, elle encourage les aspirantes chiropraticiennes à « foncer! La flexibilité et l’acceptation dont les femmes disposent maintenant sont bien meilleures qu’auparavant, ce qui facilite la gestion d’un cabinet ».

Comment gère-t-elle son travail bénévole et un emploi qui la contraint souvent à enseigner aux étudiants jusqu’à 20 h? « Mon mari est d’un grand soutien et ma mère vit avec nous, explique-t-elle. Comme elle aide aux tâches ménagères, je peux travailler les heures que je fais. Vous devez aussi déléguer des tâches à vos enfants à mesure qu’ils grandissent. Vous devez leur faire comprendre que vous n’êtes pas Superwoman ».


Dre Jabeen Jussa, North Vancouver, Colombie-BritanniqueDr. Jabeen Jussa

Lorsque Jabeen Jussa a commencé à exercer, ce qui la dérangeait le plus était « le regard » des patients masculins. Ils semblaient penser qu’elle n’était pas assez forte pour les ajuster ou qu’elle était l’assistante de la clinique. « Je ne remarque même plus ce regard maintenant, dit-elle. Je suis plus sûre de mes compétences et de ma capacité à aider mes patients à atteindre leurs objectifs de santé. »

En plus de gérer une entreprise, et notamment son personnel, de se familiariser avec le marketing et de s’occuper des finances, elle voyage et agit comme mentore auprès d’étudiants et comme membre du conseil d’administration de la British Columbia Chiropractic Association. Elle souhaite que les jeunes femmes soient « prêtes à changer la vie des gens », en réduisant leur douleur et leur stress, et en les aidant à vivre une vie plus saine. Elle trouve sa récompense en offrant des soins qui permettent à des patients qui avaient des difficultés à prendre leur enfant ou à lacer leurs chaussures d’effectuer ces tâches simples mais essentielles.


Dre Marie-Hélène Boivin, Montréal, Québec

Dr. Marie-Helene Boivin

C’est dans son enfance que Marie-Hélène Boivin a vu pour la première fois la valeur de la chiropratique. « Ma mère avait des problèmes de dos, dit-elle. Elle quittait la maison avec des douleurs chroniques et revenait en bien meilleure forme après son traitement chiropratique. » Ce souvenir lui est resté. Diplômée de l’Université du Québec à Trois-Rivières, elle est déterminée à « aider les gens à vivre en santé et à soulager leur douleur ».

Elle est passée d’étudiante à praticienne à présidente de l’Association des chiropraticiens du Québec (ACQ). C’est un rôle exigeant, qu’elle a ajouté à une liste de responsabilités qui comprend l’éducation de ses fils et la poursuite de ses activités cliniques. Finalement, elle a dû réduire ses heures de travail à la clinique. « J’avais l’impression de laisser tomber mes patients, confie-t-elle, mais étonnamment, je suis plus présente dans tous les aspects de ma vie depuis ces changements, plutôt que d’essayer de tout faire en même temps. » Ses amis, sa famille et ses collègues l’aident à jongler avec toutes ses tâches. « Tout arrive souvent dans un court laps de temps : finir l’école, commencer à exercer et fonder une famille. C’est ce que j’ai fait, mais c’était stressant. Vous devez trouver de bons mentors au début de votre pratique, avant même d’avoir obtenu votre diplôme. »


Dr. Julie Yaworski

Dre Julie Yaworski, Swift Current, Saskatchewan

Au début de sa troisième année de pratique, Julie a réalisé que la mentalité impétueuse et frénétique qui prévaut souvent chez les nouveaux diplômés était insoutenable. « Veiller à ma propre santé – mentale, physique et émotionnelle –, explique-t-elle, et établir des limites est incroyablement important pour prévenir l’épuisement professionnel. » Elle se réserve du temps pour elle-même et ses loisirs, sa famille et ses amis, ainsi que pour le bénévolat. « En tant que praticiens, nous devons prendre soin de nous-mêmes afin de mieux prendre soin des autres. »

En 2017, Julie a déménagé à Swift Current, en Saskatchewan, pour lancer sa pratique. Elle a dû esquiver les commentaires sur sa taille, son sexe, son âge et ses capacités présumées. « J’ai découvert que la meilleure façon de faire face à ces défis est de donner le meilleur de moi-même au travail chaque jour. Après quelques années de pratique, je peux dire que mon rôle dans le traitement d’un patient est bien plus important que je ne l’imaginais au départ. L’un des meilleurs aspects de cette profession est la relation et la confiance qui s’établissent entre le patient et moi. Je tire une immense satisfaction lorsqu’un patient vient me voir pour obtenir des conseils ou de l’aide. »


Dre Alanna McDonald, St. John’s, Newfoundland

Dr. Alanna McDonald

Il y a certaines petites choses qui tirent Alanna McDonald du lit le matin. L’une d’entre elles est la joie qu’elle éprouve à aider ses patients à résoudre leurs problèmes. L’autre est un réveil-matin bien particulier : ses deux jeunes enfants.

« Je n’arrête pas dès la minute où mes pieds touchent le sol jusqu’à ce que mes enfants aillent au lit, mais je ne changerais rien à cela. » Avec un mari qui voyage pour son travail six mois par an, Alanna compte sur les membres de sa famille pour l’aider avec les enfants.

Malgré son emploi du temps chargé, elle a trouvé le temps de faire du bénévolat et de l’exercice, et de rendre visite à son chiropraticien. Les hommes sont plus nombreux que les femmes à lui poser des questions sur les perspectives de carrière en chiropratique, mais elle aimerait que davantage de femmes s’engagent dans ce domaine. Son conseil aux aspirantes chiropraticiennes lui vient de son frère aîné, également chiropraticien. « Assurez-vous de bien maîtriser les ajustements. Cela exige beaucoup de pratique, mais je pense que certaines femmes se laissent décourager parce que c’est très physique. Les femmes sont tout à fait capables d’effectuer d’excellents ajustements. »

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