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Redonner à la communauté : le programme Outreach Abroad du Canadian Memorial Chiropractic College

Auteur: CCA Staff Team Date: Jun 27, 2018 Back Care Tips, Blogue, Conseils pour le dos, L'expertise chiropratique
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Billet de la Dre Nardine Bekhit

Depuis 12 ans, le Canadian Memorial Chiropractic College (CMCC) offre le programme Outreach Abroad pour les étudiants de quatrième année (internes cliniques). Ce programme est supervisé par les Drs Patricia Tavares et Les Wiltshire, qui sélectionnent 12 étudiants pour les accompagner dans des régions mal desservies de la République dominicaine et offrir gratuitement des soins chiropratiques.

Chaque année, le Dr Anulfo Lopez, qui est médecin en République dominicaine, recrute des bénévoles et des interprètes, prévoit l’hébergement et les repas et prépare un nouvel itinéraire pour le séjour des étudiants. Cette année, nous avons traité des patients dans huit villes : Tenares, Las Guaranas, Castillo, Puerto Plata, La Vega, Villa Rivas, Arreosa et Francisco de Macorix El Cercado.

Pendant que nous attendions notre vol vers Santiago, la Dre Tavares nous a donné un cours d’espagnol éclair. Nous lui en avons été très reconnaissants, car elle nous a fait oublier que nous étions sur le point de sortir de notre zone de confort pour les 12 jours suivants. Le lendemain matin, nous avons enfilé nos uniformes et avons pris des forces en mangeant un déjeuner dominicain traditionnel avant de monter à bord de l’autobus en direction de Tenares.

La première journée a été très exigeante, car nous avons dû nous adapter rapidement au climat, à la langue et aux cliniciens de l’endroit. À notre arrivée, des patients nous attendaient déjà, leur formulaire d’information rempli en main. On leur avait parlé de nos services et des types de problèmes que nous pouvions traiter. Nous avons donc déchargé nos tables chiropratiques de l’autobus, prêts à relever les défis qui nous attendaient.

Le rythme de travail était très différent de ce à quoi nous étions habitués en tant que stagiaires à Toronto. Après une évaluation ciblée des antécédents et un examen physique pour déterminer si les douleurs étaient réellement de nature mécanique et exclure les drapeaux rouges, les patients avaient généralement droit à un traitement des tissus mous, à une mobilisation des articulations ou à une manipulation vertébrale. Souvent, il était difficile d’amener les patients à se concentrer sur une douleur en particulier, car la plupart occupent des emplois qui demandent des efforts physiques, par exemple dans la construction ou l’entretien ménager. Leurs douleurs ne se limitaient donc pas à une seule région.

Certains patients souffraient de problèmes musculosquelettiques attribuables à divers troubles neurologiques et rhumatologiques comme la maladie de Parkinson, le syndrome post-poliomyélitique et la pseudopolyarthrite rhizomélique. Parfois, le mieux était de les mettre en contact avec le Dr Lopez pour qu’il les oriente vers des spécialistes. Dans des régions aussi éloignées, il a fallu s’appuyer sur nos outils les plus importants, soit nos mains et nos connaissances, pour offrir les meilleurs soins possibles aux patients.

Nous avions beaucoup à apprendre de nos cliniciens. Que ce soit en chemin vers un centre de traitement, ou avant ou après une journée de travail, nous avions tous soif d’apprendre d’eux et d’absorber leurs connaissances et leur expertise en matière d’examens orthopédiques, de palpation et de techniques d’ajustement.

Si je pouvais résumer le voyage en quelques mots, je dirais : camp d’entraînement chiropratique.

À la fin du séjour, après des journées de pratique intensive, tous les internes avaient observé une très nette amélioration de leurs aptitudes pour poser un diagnostic et traiter les patients. En tout, nous avons vu 770 personnes de tous les âges, et chacune nous a permis d’apprendre quelque chose qui façonnera les cliniciens que nous deviendrons.

Nous avons été à même de constater l’impact très concret que nous pouvons avoir sur une personne, non seulement en lui donnant des soins, mais aussi en écoutant son histoire – la manière dont la douleur est apparue et l’empêche de fonctionner – et en lui montrant que nous nous soucions d’elle.

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