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Retour au jeu après une commotion

Auteur: CCA Staff Team Date: Jul 22, 2015 Blogue, Sportive
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head-impactLa commotion est une forme de blessure courante qui affecte de cinq à dix pour cent des athlètes1. Ses symptômes peuvent être ignorés par les joueurs, les entraîneurs et les parents ; il reste qu’une commotion est une lésion traumatique au cerveau qui doit être prise au sérieux afin d’en prévenir les conséquences à long terme. Les athlètes doivent se soumettre à un examen adéquat (adapté à leur cas) immédiatement après la blessure. Avec toute l’attention portée au sport durant les Jeux panaméricains et parapanaméricains, les Canadiens seront certainement plus sensibles aux efforts déployés pour assurer un retour au jeu sécuritaire à la suite d’une commotion cérébrale.

Définition de la commotion cérébrale et ses conséquences pour l’athlète

En général, une commotion est le résultat d’un trauma direct ou indirect qui provoque des saignements internes, des ecchymoses, des lésions aux tissus, l’augmentation de la pression intracrânienne ou l’accumulation de liquide. Une commotion peut même altérer le fonctionnement normal du cerveau. La blessure peut entraîner des symptômes cognitifs, physiques et émotionnels : problèmes de concentration, amnésie, céphalées, étourdissements et fatigue notamment2. Les effets à long terme sont souvent liés à des changements dans le fonctionnement du système nerveux. Une solide évaluation des blessures aide à établir un plan de traitement adéquat qui contribue à un meilleur rétablissement. Il faut aussi prendre en compte que l’athlète peut souffrir de blessures musculosquelettiques connexes, causées par le choc. Le traitement conjoint par un chiropraticien, membre de l’équipe de soins, s’avère alors bénéfique.

Compte tenu des risques d’effets à long terme d’une commotion, il est essentiel que les athlètes, les entraîneurs, les parents et les professionnels de la santé prennent le problème très au sérieux.  Il faut savoir qu’un retour rapide au jeu n’est pas toujours indiqué ; de nombreux athlètes ont besoin de plus de temps pour se rétablir, surtout s’ils ont souffert de plusieurs commotions.

Le retour au jeu après une commotion

L’accès à une expertise, à des soins et à des ressources solides peut orienter la reprise progressive des activités physiques habituelles et contribuer à minimiser les risques de syndrome post-commotion et de symptômes persistants. Selon le Consensus de Zurich sur les commotions cérébrales, il est recommandé aux athlètes de suivre les cinq étapes de réadaptation 3 :

  • Le protocole de retour au jeu prévoit une période sans activité, un repos physique et cognitif jusqu’à la disparition des symptômes.
  • L’athlète peut ensuite reprendre des exercices aérobiques légers (marche, natation, etc.) afin d’accroître la fréquence cardiaque, puis des exercices spécifiques à son sport afin de réintroduire les mouvements habituels (patinage, course, etc.).
  • Selon ses progrès, l’athlète passe ensuite à un entraînement sans contact, plus intense et plus complexe, destiné à retrouver sa coordination.
  • Enfin, avant le retour au jeu, l’athlète participe aux entraînements avec plein contact, qui permettent d’évaluer ses aptitudes fonctionnelles dans le cadre d’un entraînement normal plus intense.
  • Si l’athlète présente des signes de récurrence des symptômes à l’une de ces étapes, il doit reprendre le processus depuis le début et rester inactif jusqu’à la disparition de ces symptômes.

Il est important que chacun soit parfaitement au courant de ce processus de rétablissement, afin d’assurer à l’athlète un retour au jeu sécuritaire4. Rappelons qu’une équipe de soins de santé, qui inclut un chiropraticien, peut faciliter le partage d’information et l’élaboration d’un plan de retour au jeu. Comme athlète, vous pourrez ainsi vous épanouir de nouveau dans votre sport.

Par ailleurs, en plus de la disparition des symptômes, il est important avant le retour au jeu que l’athlète commotionné ne prenne aucune substance pharmacologique ni médicament qui risque de masquer ou de modifier les symptômes de la commotion cérébrale4. En fait, avant de reprendre ses activités, il doit pouvoir accomplir ses tâches courantes sans recours aux médicaments. Dans les rares cas où la période de rétablissement excède la norme (environ dix jours), l’athlète devrait être pris en charge par une équipe multidisciplinaire de professionnels de la santé qui possèdent une expérience des commotions cérébrales de nature sportive5.

Comme pour toute blessure à la tête, il est important de prendre toutes les mesures pour assurer une reprise sans risque de l’entraînement. Bien que la période habituelle de rétablissement soit de dix jours, elle peut s’avérer beaucoup plus longue pour des raisons de sécurité, en particulier chez les athlètes victimes de plus d’une commotion cérébrale. Le nombre de commotions cérébrales subies par un athlète peut le rendre plus vulnérable aux troubles cognitifs. C’est pourquoi il est si important que l’athlète soit totalement rétabli de sa commotion avant de retourner au jeu.

Les chiropraticiens peuvent aider les athlètes qui ont subi des blessures musculosquelettiques en lien avec une commotion cérébrale à reprendre leurs activités sportives. Les chiropraticiens sont formés pour évaluer, diagnostiquer et traiter les blessures de nature sportive.

Bien que nous espérons qu’aucun athlète ne subira de commotion cérébrale ou de blessure à la tête lors des Jeux panaméricains et parapanaméricains à Toronto, les nombreux chiropraticiens bénévoles sur place pourront intervenir et contribuer au rétablissement des athlètes blessés. Tout athlète a intérêt à compter un chiropraticien dans son équipe de soins de santé pour l’aider à se remettre de ses blessures.

Pour en savoir plus sur l’aide que peut vous apporter la chiropratique, consultez un chiropractien ou une chiropraticienne de votre région.

  1. David Rhine, “23rd Annual Rural & Remote,” April 9 – 11, 2015. https://www.srpc.ca/rr2015/handouts/449.pdf
  2. David Rhine, “23rd Annual Rural & Remote,” April 9 – 11, 2015. https://www.srpc.ca/rr2015/handouts/449.pdf
  3. McCrory, P., Meeuwisse, W. H., Aubry, M., Cantu, B., D, Dvořák, J., Echemendia, R. J., … Turner, M. “Consensus statement on concussion in sport: the 4th International Conference on Concussion in Sport held in Zurich, November 2012. https://bjsm.bmj.com/content/47/5/250/T1.expansion.html
  4. Pierre Frémont, Lindsay Bradley, Charles H Tator, Jill Skinner, Lisa K Fischer from the Canadian Concussion Collaborative.Recommendations for policy development regarding sport-related concussion prevention and management in Canada”. British Journal of Sports Medicine. 12 July 2014. https://bjsm.bmj.com/content/49/2/88.full
  5. McCrory, P., Meeuwisse, W. H., Aubry, M., Cantu, B., D, Dvořák, J., Echemendia, R. J., … Turner, M. “Consensus statement on concussion in sport: the 4th International Conference on Concussion in Sport held in Zurich, November 2012”. https://bjsm.bmj.com/content/47/5/250.full#aff-20
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