Skip navigation

Stratégie Canadienne de Santé MS

Auteur: CCA Staff Team Date: Feb 25, 2015 Blogue, Lombalgie
  • Share Page:
  • facebook
  • twitter

Doctor Counselling Soldier Suffering From StressDe manière générale, les Canadiens sont fiers de leur système de santé et heureux de pouvoir y accéder quand ils en ont besoin. Malgré tout, pour certains, l’accès aux soins dont ils ont besoin demeure un défi. C’est particulièrement le cas des personnes qui souffrent de problèmes musculosquelettiques (MS) comme la dorsalgie et la cervicalgie. En effet, il est parfois extrêmement difficile d’obtenir des soins éprouvés et adéquats en raison d’obstacles personnels ou systémiques.

À la lumière des conséquences importantes des problèmes MS sur la santé et le mieux-être des Canadiens, sans compter les coûts et les pertes de productivité qui y sont associés, la question MS devrait être en tête des débats et politiques sur la santé de tous les gouvernements. Pourtant, la santé MS n’a que peu retenu l’attention jusqu’à présent.

En 2012, un rapport de l’OMS publié dans The Lancet révélait que les pathologies MS étaient la deuxième cause d’invalidité dans le monde. À noter que parmi ces pathologies, la dorsalgie présentait la prévalence la plus forte. Ce constat confirme les tendances observées à l’échelle locale et souligne la nécessité de faire de la santé MS une priorité de santé publique. Le Canada ne fait pas exception !

Groupes qui relèvent du fédéral

En tant que cinquième fournisseur de soins de santé au Canada, le gouvernement fédéral a le devoir de fournir des soins efficaces et efficients aux groupes qui relèvent de lui : militaires, anciens combattants, Premières nations, membres de la GRC et détenus. Fait à noter, tous les groupes qui relèvent du fédéral présentent une incidence de dorsalgie et de problèmes MS supérieure à celle de l’ensemble de la population. Que fait-on pour contrer ce problème ?

Nos militaires, hommes et femmes, figurent parmi les plus vulnérables. En effet, dans les Forces canadiennes, les problèmes MS sont responsables de 53 % des libérations pour raisons médicales et entraînent souvent des douleurs et des invalidités permanentes. Cette situation a des conséquences importantes sur les ressources investies dans les soins et la réadaptation. Un accès plus grand et plus précoce à des soins adéquats aiderait à prévenir la chronicité et même la récurrence des troubles. L’avenir des soins de santé pourrait être meilleur au Canada, surtout en ce qui a trait aux troubles MS !

Dans un contexte exemplaire, les professionnels de la santé, notamment les chiropraticiens, ainsi que les patients et les gouvernements travailleraient en partenariat à la création d’une stratégie de santé MS qui viserait non seulement les groupes relevant du fédéral, mais l’ensemble de la population canadienne. Voilà la vision à laquelle nous aspirons et que nous faisons progresser.

MSK-Strategy-Pillars-FRForte des récentes recommandations du Comité permanent de la défense nationale et du gouvernement, l’Association chiropratique canadienne réclame l’élaboration d’une stratégie MS globale fondée sur une meilleure compréhension du fardeau que représentent ces problèmes, sur l’information publique en matière de soins adéquats et sur l’amélioration des soins grâce à des programmes et à des services cliniques complets. Les chiropraticiens canadiens sont disposés à travailler en collaboration avec les autres professionnels afin d’améliorer la prévention, d’optimiser les résultats et de favoriser l’efficience et les communications, tout en étendant la formation en santé MS.

En adoptant les pratiques exemplaires mises en œuvre dans d’autres armées, en aidant les gens à jouer un rôle actif dans leur santé, en encourageant à l’échelle locale l’intégration des professionnels de la santé et la communication entre eux, la stratégie de santé MS proposée favoriserait un véritable continuum de santé qui inclurait la prévention, l’évaluation, le diagnostic et le traitement adéquat des problèmes MS.

Grâce à une solide stratégie de santé MS, les professionnels de la santé, les patients et les gouvernements pourraient, ensemble, contribuer à un vieillissement en santé, à la mobilité et à l’autonomie de tous les Canadiens.

retour