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Trois choses à savoir sur l’appréhension-évitement (et son lien avec la douleur chronique)

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Ce sont des gestes anodins, jusqu’à ce qu’ils ne le soient plus…

Nous ressentons tous de la douleur à un moment donné de notre vie. Une petite frange de la population doit toutefois composer avec la douleur sur de longues périodes. Lorsqu’une personne éprouve des douleurs pendant plus de trois mois, elle reçoit souvent un diagnostic de « douleur chronique », soit une douleur qui persiste longtemps après la blessure initiale et peut être de nature psychologique.

Lorsqu’il est question de douleurs vertébrales, musculaires et liées au système nerveux, on sait que ceux qui souffrent de douleur chronique tendent souvent à éviter de faire certaines activités par peur d’empirer leur blessure<sup?1. Bien que cette tactique puisse sembler utile à court terme, le fait de s’abstenir de faire des activités quotidiennes (et des exercices potentiellement bénéfiques pour votre santé) sur une période prolongée peut avoir des conséquences physiques et psychologiques susceptibles de mener à des incapacités et d’entretenir la douleur chronique2.

On appelle ce phénomène l’« appréhension-évitement », ce qui signifie en clair que nous nous gardons de faire certaines activités par crainte qu’elles aient un effet négatif sur notre santé et notre bien-être, particulièrement en ce qui concerne la douleur.

Voici les trois éléments qui caractérisent ce comportement d’évitement2 :

  1. Une blessure initiale douloureuse :Après la blessure initiale, comme une entorse de la cheville, un signal de douleur est envoyé au cerveau pour protéger le corps contre toute progression des dommages.
  2. La manière dont la personne interprète sa douleur :Une interprétation extrêmement négative des répercussions de la douleur dans les réponses physiologiques (dépression) et comportementales (évitement d’activités) peut entraîner une diminution des fonctions.
  3. Le changement de perception en raison de la douleur :Un changement de perception de la douleur qui incite la personne à revenir au stade initial de la blessure, or ce comportement engendre une plus grande douleur au lieu d’un rétablissement.

Des études récentes ont démontré l’existence d’un lien entre l’appréhension-évitement et des douleurs accrues, des déficiences physiques et la dépression chez les personnes souffrant de douleur chronique2. Les traitements qui s’attaquent à cette tactique d’évitement (en abordant notamment les notions de peur et d’évitement, et en proposant un programme d’exercices) ont montré leur utilité dans la réduction de la douleur chronique3.

Si vous désirez en savoir plus sur les moyens visant à atténuer ce type de comportement et sur le maintien d’une vie active, consultez votre chiropraticien.

La douleur s’attaque à l’ensemble de votre vie. La chiropratique s’attaque à la douleur.

 

Références

1. Meier ML, Stämpfli P, Vrana A, Humphreys BK, Seifritz E, Hotz-Boendermaker S. Fear avoidance beliefs in back pain-free subjects are reflected by amygdala-cingulate responses. Front Hum Neurosci. 2015;9:424. doi: http://doi.org/10.3389/fnhum.2015.00424.

2. Turk DC, Wilson HD. Fear of pain as a prognostic factor in chronic pain: conceptual models, assessment, and treatment implications. Curr Pain Headache Rep. 2010;14(2):88-95. doi: http://doi.org/10.1007/s11916-010-0094-x.

3. Leeuw M, Goossens ME, Linton SJ, Crombez G, Boersma K, Vlaeyen JW. The fear-avoidance model of musculoskeletal pain: current state of scientific evidence. J Behav Med. 2007;30(1):77-94. doi: 10.1007/s10865-006-9085-0.

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