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Trois nouvelles raisons d’arrêter de fumer

Author: CCA Staff Team Date: Mar 11, 2015 Blogue
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Ashtray and smoke wispS’asseoir est aussi néfaste que fumer, mais fumer est toujours aussi mauvais

Nous avons tous entendu dire que rester assis était aussi néfaste que fumer. Il est clair que les longues stations assises et la sédentarité comportent des risques pour la santé, que nous aborderons plus tard dans cette série. Toutefois, une phrase tout aussi accrocheuse qu’elle soit ne diminue en rien la gravité des risques associés au tabagisme. En fait, de nouvelles données font état d’un lien entre la douleur, les problèmes musculosquelettiques (MS) et le tabagisme.

Tabagisme et problèmes MS

1. Artères obstruées

L’athérosclérose, une forme d’artériosclérose, provoque une accumulation de plaques sur les parois artérielles. C’est l’un des principaux facteurs de risque associés au tabagisme. Lorsque survient une blessure, le sang afflue vers la région lésée pour aider la guérison. Or, le tabagisme contribue à l’obstruction des artères, ce qui limite le flux sanguin, en particulier aux très petits vaisseaux comme ceux qui irriguent les os et les disques de la colonne vertébrale. Cette baisse de l’apport sanguin diminue la capacité du corps à guérir.

2. Diminution de la densité osseuse

La nicotine, l’élément chimique addictif de la cigarette, comporte d’autres dangers. La nicotine est également reconnue pour inhiber les ostéoblastes, les cellules spécialisées dans la production des tissus osseux. Les os perdent alors leur masse et leur densité et deviennent poreux, et donc plus vulnérables aux fractures. C’est ce qu’on appelle l’ostéoporose. Cependant, certains des risques pour la santé liés au tabagisme sont réversibles. Il est préférable d’arrêter de fumer le plus tôt possible.

3. Perception de la douleur

Selon une étude publiée en 2014, les fumeurs sont trois fois plus susceptibles de souffrir de dorsalgie. De plus, la cartographie des circuits du cerveau associés à la dépendance et à la gratification a révélé que le tabagisme affecte la manière dont le cerveau perçoit la douleur et y répond, ce qui pourrait expliquer la vulnérabilité plus grande des fumeurs à la chronicité. Les chercheurs ont également démontré que le fait d’arrêter de fumer, avant ou pendant un traitement, améliore considérablement la guérison de la dorsalgie.

Baisse du tabagisme

L’interdiction de fumer dans les espaces publics et les édifices est en voie de devenir une norme. Des études préliminaires ont démontré que ces interdits ont un effet positif sur le tabagisme et sur l’état de santé général au Canada et ailleurs dans le monde. Ainsi, dans une étude réalisée en 2013 l’Île-du-Prince-Édouard a démontré qu’une interdiction généralisée du tabac à l’Île-du-Prince-Édouard a permis de réduire le nombre d’hospitalisations pour infarctus aigu du myocarde et pour angine.

À l’échelle canadienne, le tabagisme est passé de 24 % en 1999 à 19,3 % en 2013. C’est en Colombie-Britannique que l’on retrouve le taux de fumeurs le plus bas (16,2 %), tandis que le Nunavut affiche le taux le plus élevé (59 %). Fait encourageant, le tabagisme chez les jeunes de 15 à 24 ans a considérablement chuté, passant de 35 % en 1999 à 16 % en 2012.

Il n’est jamais trop tard pour arrêter

Si vous fumez et souffrez de dorsalgie ou d’un autre problème MS, vous devriez sérieusement songer à arrêter de fumer. Après quelques jours seulement, vous pourriez constater une diminution de la douleur et une amélioration de votre état général. Ce n’est pas facile d’arrêter de fumer, mais le jeu en vaut la chandelle.

Renseignez-vous sur les outils à votre disposition pour arrêter de fumer.

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