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Une main-d’œuvre en meilleure santé : le traitement adéquat des problèmes MS

Author: CCA Staff Team Date: Jan 21, 2015 Back Care Tips, Blogue
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Not too busy for a healthy lifestyle

 

Nous l’avons déjà dit, mais nous ne le répéterons jamais assez : la lombalgie a atteint des niveaux épidémiques au Canada. Plus de 80 % de Canadiens souffriront probablement au moins une fois de lombalgie au cours de leur vie, l’une des principales causes d’invalidité et d’arrêt de travail prolongé.1 La lombalgie chronique et récurrente est également responsable de la plupart des frais de santé liés aux problèmes de MS – environ 12 milliards $ par année – un chiffre qui ne tient pas compte des conséquences économiques pour le Canada de la perte de productivité, de l’absentéisme et des indemnités d’invalidité.2 Si l’on considère que d’ici 2017, un Canadien sur trois aura plus de 55 ans et sera donc plus vulnérable aux troubles MS,3 il est crucial de se doter d’une stratégie MS globale qui assure l’accès rapide à des soins adéquats.

Comme nous l’avons souligné dans nos précédents billets sur les blessures professionnelles et la viabilité du système de santé, les problèmes MS chroniques et récurrents exercent sur le système de santé canadien une pression financière inégalée, en plus d’être lourds de conséquences sur le plan individuel en raison notamment de la perte de revenu (absentéisme) ou de la poursuite du travail malgré la douleur (présentéisme). Or, que faisons-nous ?

Lombalgie : intervention médicale

Selon Statistique Canada, les personnes qui souffrent de douleur chronique sont plus portées à consulter un professionnel de la santé : médecin, infirmière, physiothérapeute ou psychologue.4 De nombreux patients se voient prescrire des médicaments, des imageries diagnostiques et des consultations en chirurgie. S’agit-il pour autant d’un traitement adéquat ?

Des études ont démontré que le traitement médical de la lombalgie au Canada, aux États-Unis et en Angleterre est très coûteux et donne des résultats mitigés. En Alberta, une recension réalisée en 2009 sur le bien-fondé des examens d’IRM a révélé que le tiers des demandes d’IRM visaient à déterminer si des patients souffrant de lombalgie nécessitaient une chirurgie. Les chercheurs ont constaté que seulement 44 % des examens étaient indiqués et que moins de 1 % des patients nécessitaient une chirurgie.5 En Ontario, en dix ans, les IRM ont augmenté de 619 % et les scans de 199 %,5 même si des données avancent que les examens cliniques réalisés par des experts en santé MS ont contribué à diminuer la surutilisation d’IRM. Cette diminution a permis de réaliser d’importantes économies en santé, en plus d’éviter aux patients le stress et les risques associés à l’imagerie diagnostique.

Par ailleurs, les personnes qui souffrent de douleurs chroniques et qui consultent un médecin se verront vraisemblablement prescrire des opioïdes, un médicament qui peut être indiqué dans certains cas, mais certainement pas dans tous. Il est inquiétant de constater que les Canadiens sont les deuxièmes consommateurs d’opioïdes d’ordonnance par personne au monde.6 En 2012, environ 410 000 Canadiens ont rapporté une consommation excessive de médicaments psychoactifs : opioïdes, stimulants, tranquillisants et sédatifs.7 Cette même année, en Ontario seulement, on attribue aux opioïdes plus de 60 % des décès liés aux médicaments.8 Or, il est possible que certains de ces cas auraient pu être traités au moyen de soins conservateurs adéquats.

Qu’entend-on par soins « adéquats » ?

Des soins adéquats se fondent sur des données scientifiques probantes, et leurs avantages dépassent les risques potentiels. Des soins adéquats sont également efficients et respectent des principes éthiques qui tiennent compte des préférences individuelles et sont clairement dans l’intérêt de la société. À l’inverse, des soins inadéquats peuvent compliquer le traitement ou même avoir des effets néfastes sur la santé.

Pour de nombreux Canadiens, l’accès à des choix de traitement non pharmacologiques peut aider à soulager la douleur, à gérer la complexité des comorbidités et à diminuer les risques de dépendance aux opioïdes. Le traitement chiropratique précoce de blessures et d’affections MS permet de régler le problème avant qu’il ne devienne chronique (plus de trois mois) et aide à soulager les douleurs et les autres troubles qui affectent de plus en plus la main-d’œuvre canadienne.

La douleur ne doit pas faire partie la vie professionnelle ni provoquer l’invalidité et la retraite anticipée. Travaillez sans douleur plus longtemps, sentez-vous mieux et profitez d’une meilleure qualité de vie. Consultez un chiropraticien ou une chiropraticienne.


1. Dionne CE, Dunn KM, Croft PR. Does back pain prevalence really decrease with increasing age? A systematic review. Age Ageing 2006;35(3):229-34. Epub 2006 Mar 17 
 2. Brown A, Angus D, Chen S, Tang Z, Milne S, Pfaff J, Li H, Mensinkai S. Costs and outcomes of chiropractic treatment for low back pain [Technology report no 56]. Ottawa: Canadian Coordinating Office for Health Technology Assessment; 2005. 
 3. McGee R, Bevan S, Quadrello T. Fit For Work? Musculoskeletal Disorders and the Canadian Labour Market, 2009 The Work Foundation 
 4. Ramage-Morin P, Gilmour H. 2007/2008 Canadian Community Health Survey, Health Reports 2010:21(4), Statistics Canada 
 5. Emery D, Forster A, Shojania K, Magnan S, Tubman M, Feasby T. Management of MRI Wait Lists in Canada, Health Policy. Feb 2009; 4(3): 76–86 
 6. International Narcotics Control Board. (2013). Narcotics Drugs: Estimated World Requirements for 2013; Statistics for 2011. New York: United Nations. 
 7. HESA, Evidence, 2nd Session, 41st Parliament, 6 November 2013, 1530 (Robert Ianiro, Director General, Controlled Substances and Tobacco Directorate, Healthy Environments and Consumer Safety Branch, Health Canada). 
 8. HESA, Evidence, 2nd Session, 41st Parliament, 20 November 2013, 1530 (Michel Perron, Chief Executive Officer and Paula Robeson, Knowledge Broker, Canadian Centre on Substance Abuse).
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