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S’asseoir et dormir alimentent la crise de la douleur au Canada :

90 pour cent des Canadiens vivent avec des douleurs chaque jour malgré l’existence de meilleures options de traitement contre la douleur, plus de cinq millions de Canadiens consomment des opioïdes et des analgésiques

TORONTO, le 16 octobre 2017 – Bon nombre de Canadiens qui souffrent de douleurs musculaires et articulaires au quotidien se tournent d’abord vers des analgésiques potentiellement dangereux pour trouver un soulagement. Bien que de nombreuses options non pharmacologiques se soient révélées efficaces pour la gestion et parfois même l’élimination de la douleur, trop peu de Canadiens se prévalent de ces traitements, invoquant les obstacles trop nombreux. Les équipes de professionnels de la santé de tout le pays doivent travailler de manière plus intégrée pour remédier à la situation et réduire le recours à des médicaments inutiles.

Publié aujourd’hui, le rapport All Pain, No Gain : Shining a Light on Canada’s Back Pain and Opioid Crisis, qui a été réalisé pour le compte de l’Association chiropratique canadienne (ACC) à l’occasion de la Journée mondiale de la colonne vertébrale, révèle que près de 90 pour cent des Canadiens ont éprouvé des douleurs musculaires ou articulaires au cours des 12 derniers mois. Il existe plusieurs types de douleurs musculosquelettiques, appelées ainsi en raison de leur impact sur les muscles, les os, les articulations, les tendons et les ligaments. Au Canada, les formes les plus courantes sont les douleurs lombaires (54 pour cent), les maux de tête (50 pour cent), les douleurs au genou (35 pour cent) et à l’épaule (34 pour cent), et la cervicalgie (34 pour cent).

Les barrières financières et le manque de connaissances des Canadiens entraînent frustrations, surmédication et douleurs inutiles
Les douleurs musculosquelettiques nuisent à pratiquement tous les aspects de la vie quotidienne. À l’exception des maux de tête, environ la moitié des Canadiens éprouvent tous les types de douleurs mentionnés plus haut chaque jour ou chaque semaine, avec dormir (57 pour cent), soulever des objets lourds (53%) et s’asseoir (49%) cités comme étant les causes principales.

Près de 60 pour cent d’entre eux vivent avec raison de la frustration devant le fait d’avoir à composer avec de tels maux. Et 11 pour cent n’ont jamais cherché à obtenir l’aide d’un professionnel. Si elle est ignorée ou mal traitée, la douleur peut devenir chronique.

En tant que spécialistes de la colonne vertébrale, des muscles et du système nerveux, les chiropraticiens peuvent aider les Canadiens à mieux gérer leurs douleurs musculosquelettiques et à réduire leur consommation d’analgésiques. Pratiquement tous les Canadiens qui ont eu recours aux services d’un chiropraticien pour soulager leurs douleurs musculaires et articulaires ont jugé que cela les avait aidés (90 pour cent), et au moins 80 pour cent de ceux qui ont opté pour d’autres formes de traitement, comme la massothérapie, la musculation, le yoga/pilates ou la physiothérapie, affirment que ces méthodes les ont aussi soulagés.

Toutefois, plusieurs obstacles empêchent les Canadiens d’accéder à ces traitements, que ce soit des barrières financières (29 pour cent), des problèmes avec les assurances privées (12  pour cent) ou un manque de connaissance des options non pharmacologiques, notamment parce que les médecins ne les recommandent pas (12 pour cent).

Malgré l’existence de meilleures options de traitement contre la douleur, plus de cinq millions de Canadiens consomment des opioïdes et des analgésiques
Ne sachant pas comment trouver une réelle solution à leurs problèmes, les Canadiens ont recours à de dangereuses solutions provisoires pour gérer la douleur. Près de 80 pour cent d’entre eux prennent des médicaments pour soulager leurs douleurs musculosquelettiques, y compris des opioïdes (14 pour cent) et d’autres médicaments sur ordonnance (13 pour cent). Beaucoup de ceux qui prennent des opioïdes sur ordonnance en respectant leur prescription développeront une dépendance et, parmi les Canadiens qui traitent une douleur chronique à l’aide d’opioïdes, pas moins d’une personne sur huit en deviendra dépendante. Le Canada est le deuxième consommateur d’opioïdes d’ordonnance au monde, et plus de 2 800 décès liés aux opioïdes ont été rapportés au pays l’an dernier.

« Le traitement de la douleur musculosquelettique représente un défi, explique le Dr David Peeace, président de l’Association chiropratique canadienne, car elle est différente chez chaque patient. Les Canadiens doivent toutefois comprendre qu’ils ne sont pas obligés de se tourner vers les opioïdes; il existe diverses autres options de traitement sûres et efficaces. En éliminant les obstacles avec le soutien d’une équipe de soins intégrée qui comprend notamment des chiropraticiens, nous pourrons aider les Canadiens à mieux gérer leur douleur et à réduire l’utilisation d’opioïdes et d’analgésiques comme traitement de première ligne à l’échelle nationale. »

Les chiropraticiens aident les Canadiens à faire de meilleurs choix pour gérer leur douleur
Le rapport révèle également que 85 pour cent des Canadiens ayant combiné analgésiques et soins chiropratiques estiment que d’avoir travaillé avec un chiropraticien a réduit leur consommation de médicaments. En fait, 90 pour cent de ceux qui ont eu recours à la chiropratique pour soulager leurs douleurs musculaires et articulaires affirment que c’est cette forme de traitement qui a le plus contribué à améliorer leur qualité de vie.

« Les gens se sont habitués à prendre des médicaments ou à simplement compenser leur douleur, ajoute le Dr Peeace. Ils ne savent pas qu’il existe une vaste gamme d’options de traitement pour les aider à améliorer leur vie au quotidien. Les chiropraticiens peuvent mettre à profit leurs compétences pour évaluer et traiter la douleur. Plutôt que de prescrire des analgésiques, ils privilégient souvent les thérapies manuelles ou les exercices comme traitement de premier recours afin de permettre aux patients de tous âges de mener une vie saine et active. »

Les femmes sont plus à risque que les hommes de souffrir de maux de tête, de cervicalgie et de douleurs au haut du dos et aux hanches, et elles sont plus susceptibles d’obtenir de l’aide d’un professionnel

Le rapport a également dégagé plusieurs tendances selon le sexe :

  • Les femmes sont plus susceptibles que les hommes de souffrir de maux de tête (55 pour cent contre 44 pour cent), de cervicalgie (39 pour cent contre 29 pour cent), de douleurs au haut du dos (25 pour cent contre 18 pour cent) et de douleurs aux hanches (23 pour cent contre 17 pour cent).
  • Les femmes sont nettement plus susceptibles que les hommes d’éprouver des douleurs après avoir porté un sac à dos ou un sac à main trop lourd (33 pour cent contre 17 pour cent).
  • Les femmes sont nettement plus nombreuses que les hommes à avoir eu recours aux services d’un chiropraticien au cours des 12 derniers mois parce qu’elles en avaient déjà consulté un auparavant et qu’elles connaissaient déjà les traitements (45 pour cent contre 28 pour cent).

Ces tendances semblent indiquer que si les femmes sont généralement plus nombreuses que les hommes à éprouver des douleurs, elles sont aussi plus enclines à chercher une approche des soins de santé plus globale.

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À propos du rapport All Pain, No Gain : Shining a Light on Canada’s Back Pain and Opioid Crisis
Le rapport All Pain, No Gain : Shining a Light on Canada’s Back Pain and Opioid Crisis est fondé sur un sondage mené entre le 14 et le 22 août 2017 auprès de 1 505 Canadiens de 18 ans et plus par l’intermédiaire de LegerWeb, le panel en ligne de Léger. La marge d’erreur d’un échantillon aléatoire de la même taille serait de +/- 2,5 pour cent, 19 fois sur 20. LegerWeb compte environ 475 000 membres au Canada – auxquels s’ajoutent entre 10 000 et 20 000 nouveaux membres chaque mois – et a un taux de rétention de 90 pour cent.

L’Association chiropratique canadienne
L’Association chiropratique canadienne (ACC) est une association nationale volontaire qui représente les 8 500 docteurs en chiropratique agréés au Canada. Environ 4,5 millions de Canadiens consultent en chiropratique tous les ans. Au nom de ses membres et de leurs patients, l’ACC défend la qualité et l’accessibilité des soins chiropratiques au Canada, ainsi que l’amélioration de l’efficacité et de l’efficience du système de santé. Pour en savoir plus sur l’ACC ou pour trouver un chiropraticien ou une chiropraticienne, consultez le site www.chiropractique.ca ou communiquez avec votre association provinciale.

Pour de plus amples renseignements :
Danielle Scott
Broad Reach Communications
C : dscott@brpr.ca
T : 416-909-5185

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