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GESTION DE LA DOULEUR

La douleur peut être difficile à gérer. Tous les ans, plus de 11 millions de Canadiens doivent composer avec des douleurs directement liées à des problèmes dorsaux et à d’autres affections musculosquelettiques. Selon l’Organisation mondiale de la santé, les troubles musculosquelettiques représentent la deuxième cause d’incapacité en importance à l’échelle mondiale. La douleur chronique est associée à la qualité de vie la plus médiocre en comparaison avec les autres maladies chroniques. Les professionnels de la santé et le système de santé canadien ont de la difficulté à gérer la douleur de manière sûre et efficace. De plus, l’accès aux options adéquates et efficaces en matière de gestion de la douleur est très inégal au sein du système de santé canadien actuel. À titre d’association nationale qui représente les chiropraticiens du Canada, l’Association chiropratique canadienne (ACC) prône une meilleure approche pour gérer la douleur, soit une approche qui mise sur un accès rapide aux soins chiropratiques et leur intégration à l’échelle du pays.

On a trop souvent recours aux traitements pharmacologiques et effractifs (y compris les opioïdes) comme traitements de première ligne pour gérer les douleurs aiguës et chroniques non cancéreuses. On cite notamment la lombalgie parmi les principales causes entraînant la surconsommation d’opioïdes délivrés sur ordonnance. Un meilleur accès à des traitements non pharmacologiques passant par un triage et une prise en charge rapides des patients ferait diminuer le nombre de traitements effractifs et l’urgence de prescrire des opioïdes. La collaboration interprofessionnelle qui intègre les chiropraticiens à des modèles novateurs de prestation de soins est susceptible d’entraîner de meilleurs résultats pour les patients et l’accroissement de leur satisfaction, ainsi qu’une utilisation moindre des opioïdes par les professionnels de la santé pour gérer la douleur.

Les recensions systématiques et les guides de pratique clinique ne recommandent pas de commencer un traitement fondé sur les opioïdes pour traiter les douleurs chroniques non cancéreuses. Les études privilégient plutôt le recours à des stratégies d’autogestion et à des soins conservateurs, y compris la chiropratique, comme traitements de première ligne pour gérer la douleur et améliorer les fonctions physiques.

Au Canada, le temps d’attente pour les cliniques antidouleur publiques peut être d’un an ou plus, dans un contexte où la majorité des Canadiens ont un accès limité aux soins adéquats. Or, les recommandations en fait de traitements de première ligne pour la gestion des troubles musculosquelettiques, comme les cliniques communautaires de soins primaires multidisciplinaires, incluent rarement les chiropraticiens. Leur intégration à l’équipe de gestion de la douleur améliorera les résultats pour les patients et leur qualité de vie en général, en plus de réduire le fardeau sur les systèmes de santé.

Novembre 2018

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