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Does the Gillet test assess sacroiliac motion or asymmetric one-legged stance strategies?

Objective: The purpose of this study was to quantify the extent to which apparent movements of the posterior superior iliac spine and sacral base areas Gillet sacroiliac motion testing were related to (a) degree of hip flexion and (b) the examiner’s palpatory pressure.
Methods: A preliminary exploratory study quantified relative PSIS/S2 displacements in 10 sacroiliac joints among 5 asymptomatic subjects at 10° increments of hip flexion from 0-90°. A  comprehensive follow-up asymptomatic study quantified PSIS/S2 displacements at 0° vs. 30° vs. 90° hip flexion, and for light vs. firm pressure at 30° hip flexion. Displacements measured
in pixels on digital photographs were transformed to mm. Mean differences for the various test conditions were evaluated for statistical significance using paired t-testing and Wilcoxon signed rank test.
Results: With light pressure, the left PSIS moved caudal for hip flexion ≤30° during right-legged stance, whereas the right PSIS moved cephalad relative to the sacral base. For hip flexion =90°, both PSISs moved cephalad. The use of firm palpatory pressure abolished the initial caudal movement of the left PSIS, as well as differences in the amount of cephalad PSIS movement at 30° vs. 90° hip flexion.
Conclusions: The results are consistent with there being left-right differences in gluteus medius and biceps femoris activation among asymptomatic individuals that result in different balancing strategies during one-legged stance. This may create the appearance of relative PSIS/SB displacement, even though the results of Gillet testing can be wholly or partially explained by pelvic
obliquity owing to muscle function asymmetry. This study questions the validity of the upright Gillet test for sacroiliac motion.

Objectif : Cette étude visait à déterminer dans quelle mesure les déplacements de l’épine iliaque postérosupérieure (EIPS) par rapport à la base sacrée durant le test de la mobilité sacro-iliaque de Gillet étaient relies a) au degré de flexion de hanche et b) à la pression palpatoire exercée par l’examinateur.
Méthodologie : Une étude exploratoire préliminaire avait consisté à mesurer les déplacements relatifs de l’EIPS par rapport à S2 dans 10 articulations sacroiliaques chez 5 sujets asymptomatiques, en augmentant progressivement par palier de 10 degrés la flexion de hanche, à partir de 0° jusqu’à 90°. Une étude de suivi chez des patients asymptomatiques a consisté à mesurer les déplacements de l’EIPS par rapport à S2 lorsque la flexion de hanche était de 0°, de 30° et de 90°, quand l’examinateur exerçait une pression légère et une pression forte et que la flexion de hanche était de 30°. Les déplacements exprimés en pixels sur des photographies numériques ont été convertis en millimètres. Les différences moyennes entre les diverses conditions du test ont été évaluées par tests t pour échantillons appariés et par test des rangs signés de Wilcoxon.
Résultats : Quand l’examinateur exerçait une pression légère, l’EIPS gauche se déplaçait en direction caudale lorsque le patient se tenait sur la jambe droite et que la flexion de hanche était de ≤ 30°, alors que l’EIPS droite se déplaçait en direction céphalique par rapport à la base sacrée. Lorsque la flexion de hanche était de 90°, les deux EIPS se déplaçaient en direction céphalique. En exerçant une forte pression palpatoire, l’examinateur abolissait le déplacement initial en direction caudale de l’EIPS gauche de même que les différences de déplacement des EIPS en direction céphalique observes entre une flexion de hanche de 30° et une flexion de hanche de 90°.
Conclusions : Les résultats sont compatibles avec les différences d’activation du muscle moyen fussier et du biceps fémoral gauche et droit observées chez des patients asymptomatiques et qui expliquent les différentes stratégies d’adaptation pour le maintien de l’équilibre en position debout sur une jambe. Il pourrait en résulter un semblant de déplacement relatif de l’EIPS par rapport à S2, même si les résultats du test de Gillet pourraient s’expliquer en tout ou en partie par l’inclinaison du bassin causée par l’asymétrie musculaire. La présente étude remet en question la
validité du test de Gillet en position debout pour évaluer la mobilité sacro-iliaque.

 

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