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Recommandations de pratique professionnelle pour la collaboration entre les professions

Recommandations de pratique professionnelle pour
la collaboration 
entre les professions

Des directives cliniques récentes1, 2 recommandent les traitements conservateurs non pharmacologiques, y compris la chiropratique, car ils sont sûrs et efficaces pour gérer les troubles musculosquelettiques comme les douleurs lombaires et cervicales.

Cependant, la plupart des traitements non pharmacologiques de la douleur ne sont pas couverts par le système de santé publique au Canada, ce qui rend difficile leur intégration adéquate dans les milieux de soins primaires, particulièrement ceux où des opioïdes sont prescrits pour les troubles musculosquelettiques.

L’ACC et le comité consultatif national sont déterminés à obtenir une meilleure intégration des soins chiropratiques et un meilleur accès à ces soins pour tous les Canadiens, et ils ont donc produit des recommandations, des outils et des ressources de pratique professionnelle pour faciliter le triage et les demandes de consultation pour les soins appropriés.

Nous estimons que si nous aidons la prise de décisions cliniques des fournisseurs de soins, nous pourrons aider les Canadiens à obtenir les soins adéquats au bon moment, offerts par le professionnel de la santé approprié.

Vous trouverez ci-dessous quelques ressources précieuses qui vous aideront à améliorer la collaboration interprofessionnelle et à faciliter le triage et la recommandation de traitements cliniques aux patients.

 

Objectif

L’utilisation excessive d’opioïdes et le recours insuffisant aux traitements conservateurs pour la douleur chronique non liée au cancer3 soulèvent des préoccupations croissantes. D’une part, il existe un grand nombre de traitements pour la douleur chronique non cancéreuse et, d’autre part, les opioïdes sont l’un des éléments les plus controversés à la disposition des médecins. Les données probantes justifiant la prescription d’opioïdes pour les maux de dos sont limitées et peu concluantes. Aucune étude n’a été faite sur plus de quatre mois et toutes les études ont eu des taux d’abandon élevé (>20 %), surtout pour des raisons d’effets indésirables ou d’inefficacité4.

Dans le cadre d’une étude visant à déterminer ce qui caractérisait les patients souffrant de douleur chronique non cancéreuse à qui on avait prescrit des opioïdes, on a constaté qu’ils se plaignaient surtout de douleurs lombaires (35 % des participants)5. Plus de 80 % des gens vivent au moins un épisode de douleur dorsale pendant leur vie6. De plus, le mal de dos est l’une des raisons principales de consultation d’un professionnel de la santé pour des douleurs musculosquelettiques7.

Pour réagir à cette situation, l’ACC a créé un dossier reposant sur des données probantes pour la gestion non pharmacologique des douleurs chroniques dorsales et cervicales. La première des Recommandations canadiennes 2017 sur l’utilisation des opioïdes pour le traitement de la douleur chronique non cancéreuse consiste à « optimiser le traitement pharmacologique non opioïde ainsi que le traitement non pharmacologique, plutôt que d’introduire un opioïde »6.

 

Recommandations de pratique professionnelle de l’ACC

Le comité consultatif national de l’ACC a fait des recommandations de pratique professionnelle fondées sur des données probantes pour faciliter la prise de décisions cliniques éclairées lors de l’évaluation et de la gestion des douleurs dorsales et cervicales, et a décrit les meilleures pratiques en cas de soins partagés.

Ces recommandations et pratiques ont été établies pour que les professionnels de la santé offrant des soins de première ligne aient un meilleur accès aux autres options de gestion de la douleur, y compris la chiropratique, grâce à la facilitation du triage et des recommandations ainsi qu’à l’amélioration des communications.

Vous pouvez télécharger les recommandations de pratique professionnelle en français et en anglais.

 

Outils de production de rapports et de recommandation

Trousse de production de rapports

Le chiropraticien fait un rapport dans l’outil de production de rapports après avoir fait l’historique du patient, l’avoir examiné et avoir posé un diagnostic ou formulé ses impressions cliniques; il indique aussi le plan de gestion proposé. Le rapport peut être fourni (avec le consentement du patient) au médecin du patient et doit contenir de l’information cliniquement pertinente.

Pourquoi utiliser l’outil de production de rapports?

  • Accuser réception d’une recommandation
  • Présenter les conclusions de l’évaluation initiale
  • Réévaluer les conclusions
  • Fournir un résumé pour le congé du patient
  • Communiquer avec le professionnel de soins primaires du patient quand celui-ci ne réagit pas au traitement et/ou si son état de santé général se détériore

 

Cliquez ici pour télécharger l’outil de production de rapports sous forme de PDF en français ou en anglais.

Cliquez ici pour télécharger le guide de l’utilisateur de l’outil de production de rapports en français ou anglais.

 

Trousse de recommandation

L’outil de recommandation est conçu pour améliorer les échanges entre les chiropraticiens et les médecins et les autres professionnels de soins primaires.

Il sert à indiquer ce dont le patient se plaint principalement, les drapeaux jaunes et les drapeaux rouges,  ainsi que les mesures suggérées d’évaluation des résultats. L’élément final du rapport de recommandation permet aux professionnels de prescrire des stratégies de gestion (p. ex., thérapie manuelle, autogestion ou gestion de la santé mentale) et de faire des recommandations en conséquence.

Cliquez ici pour télécharger l’outil de recommandation sous forme de PDF en français ou en anglais.

Cliquez ici pour télécharger le guide de l’utilisateur de l’outil de recommandation en français ou en anglais.

 

Faites-nous des commentaires

Nous sommes déterminés à nous assurer que les outils sont réactifs et évoluent au rythme des connaissances en matière de meilleures pratiques cliniques. Nous aimerions recevoir vos commentaires sur la facilité d’utilisation ou le contenu clinique, ainsi que toute autre suggestion qui pourrait améliorer l’utilité de ces ressources.

Vous pouvez nous faire vos commentaires en répondant au sondage suivant.

Vous avez des questions ou des préoccupations? Communiquez avec Cameo Allan, directrice des politiques de l’ACC.

 

À propos de

Les recommandations de pratique professionnelles ont été établies pour réduire le nombre de prescriptions d’opioïdes et mettre l’accent sur les traitements non pharmacologiques de la douleur. Elles font partie de l’engagement de l’ACC dans le cadre de la Déclaration conjointe sur les mesures visant à remédier à la crise des opioïdes de Santé Canada. Les ressources visent à améliorer les communications et la coordination des soins entre les diverses professions.

Grâce à la transmission de rapports entre les professionnels de la santé, les patients recevront les traitements convenant le mieux à leur état. Les Canadiens méritent d’avoir un meilleur accès à une gestion de la douleur sûre et efficace. Les populations vulnérables sont particulièrement touchées, car la prévalence des douleurs dorsales y est élevée et elles ont difficilement accès à des soins conservateurs.

Si on veut diminuer la pression exercée sur les médecins pour qu’ils prescrivent des opioïdes, il faut offrir une meilleure gestion de la douleur dans les milieux de soins primaires. La douleur est complexe et c’est pourquoi les stratégies contre la douleur les plus généralement acceptées encouragent fortement le recours à des équipes de professionnels qui offrent une gamme complète de compétences en évaluation et en traitement.

 

Merci.

Merci aux membres du comité consultatif national qui ont fourni des conseils et dont les connaissances d’expert ont été essentielles à l’établissement de recommandations et de ressources en matière de pratique professionnelle.

  • Dr Gerald Olin, président du comité
  • Dr  Tony Tibbles
  • Dr Richard Brown
  • Dre Diane Grondin
  • Dr John Srbely
  • Dr Gaelan Connell (ACC)
  • Dr Steve Passmore
  • Dr David Crocker
  • Dre Elli Morton
  • Dr Henry Candelaria
  • Dre Frances LeBlanc

 

References

1 Furlan A. National Opioid Use Guideline Group (NOUGG). Opioids for chronic noncancer pain: a new Canadian practice guideline. CMAJ. 2010; 182(9): 923–30.

2 Qaseem. A., Wilt, T.J., McLean, R. M., Forciea, M.A., & Clinical Guidelines Committee of the American College of Physicians. (2017). Noninvasive Treatments for Acute, Subacute, and Chronic Low Back Pain:  A Clinical Practice Guideline From the American College of Physicians. Annals of Internal Medicine. 166(7), 514-530. https://doi.org/10.72326/M16-23672017:166(7):5014-530.

3 Furlan A. National Opioid Use Guideline Group (NOUGG). Opioids for chronic noncancer pain: a new Canadian practice guideline. CMAJ. 2010; 182(9): 923–30.

4 Deyo R, Von Korff M, Duhrkoop D. Opioids for low back pain. BMJ. 2015; 350: g6380.

5 Mailis-Gagnon A, Lakha SF, Ou T, et al. Chronic noncancer pain characteristics of patients prescribed opioids by community physicians and referred to a tertiary pain clinic. Can Fam Physician. 2011; 57(3): e97–105.

6 Walker BF. The prevalence of low back pain: A systematic review of the literature from 1966 to 1998. J Spinal Disord. 2000; 13: 205–

7 Côté P, Cassidy JD, Carroll L. The treatment of neck and low back pain: who seeks care? who goes where? Med Care. 2001; 39(9): 956–

 

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